Commission de l’Enseignement – AFE

Commission de l’Enseignement, des Affaires Culturelles,

de l’Audiovisuel Extérieur et de la Francophonie

Session du 2 au 6 Octobre 2017

AFE

 

Crédits Photos : MEAE/Dominique PREVOST/O. BOLVIN


AUDITIONS

 

Christophe BOUCHARD, directeur de l’AEFE

Les examens ont eu des résultats encore meilleurs avec 97% de réussite avec 50% de mentions Bien et Très bien. Le réseau reste stable 492 établissements homologués dans 137 pays et 349 000 élèves.

Le Label FrancÉducation concerne 209 établissements et 95 000 élèves. Il est appelé à se développer. Admission post bac : seuls 20 élèves n’ont pas eu de propositions d’admission sur 7 300 confirmés. Bien qu’en diminution depuis 5 ans, le budget de l’AEFE sera sanctuarisé en 2018 et 2019 montant total 506 116 000 euros.

L’enveloppe sécurité sera reconduite.

Toutefois, á la suite d’une coupe budgétaire de 33 millions de la dotation de l’État (programmes 185 et 151), l’année 2018 s’annonce délicate et des mesures de trésorerie seront prises en fin d’année et des opérations immobilières seront reportées. En ce qui concerne l’emploi, il y a quelques difficultés de détachement en raison de problèmes d’effectifs dans certaines académies.

Tous les renouvellements ont été acceptés.

 

Bruno AGUESSE, aide à la scolarité

L’ensemble de la campagne a permis d’accorder des bourses à 25 661 boursiers pour un total de 102,3 M euros. 20,9% (1 élève sur 5) des élèves français du réseau sont bénéficiaires de bourses. En 2016 l’AEFE a comptabilisé 89 enfants déscolarisés pour raisons financières.  

On a recalculé l’indice IPPA (indice de parité de pouvoir d’achat) pour le calcul des bourses. Notre commission a renouvelé sa demande de revalorisation de Qmax dans le calcul des quotités théoriques de bourses scolaires qui n’a pas été relevé depuis 4 ans. Nous avons demandé qu’il soit porté de 21 000 euros à 23 000 euros.

 

Jean-Christophe DEBERREDirecteur général de la Mission Laïque Française (MLF)

Le réseau comporte 58 807 élèves dans le monde dont 21% de Français. Résultats au bac 95% de réussite. La MLF-OSUI met en place des formations certifiâtes dont un Diplôme Universitaire avec l’ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Éducation).

 

DEBERRE exprime un besoin de voir évoluer les critères d’homologation afin qu’ils ne soient plus le calque de ce qui se passe en France.

 

Dominique DEPRIESTERChef du pôle de l’enseignement français à l’étranger et de l’enseignement bilingue accompagné de son staff

Le label FrancÉducation a été créé en 2012. Il est délivré par le MEAE (Ministère de l’Europe et des affaires étrangères). L’AEFE est chargée de la gestion administrative et financière de la labellisation. Il est accordé pour 3 ans et peut être renouvelé ou retiré si l’établissement ne répond plus aux critères.

Il est attribué aux établissements proposant le programme national du pays avec un enseignement renforcé de la langue française et au moins une discipline non linguistique en langue française (DNL) comme histoire-géo ou sciences. C’est une priorité pour le ministère en matière de coopération éducative.

Il s’est fortement développé depuis sa création en 2012 passant de 32 établissements à 209 dans 44 pays en 2017.

Il n’y a pas de concurrence entre les établissements d’enseignement français homologués et les établissements de système locaux labellisés et il n’y a pas de limitation géographique ou politique au développement du label.

 

André FERRANDPrésident de l’ANEFE et M. Arnaud TRIPET, direction générale du Trésor

L’ANEFE (Association Nationale des Écoles Françaises à l’Étranger) a été fondée le 20 septembre 1975 sous le CSFE à l’initiative du sénateur Jacques HABERT avec l’aval des 3 ministères alors compétents : Éducation Nationale, Affaires Étrangères et Coopération afin d’asseoir la création de petites écoles françaises à l’étranger.

En effet, de nombreuses petites écoles françaises avaient été créées pour scolariser les enfants français quand il n’y avait pas d’autres établissements. L’ANEFE peut apporter une aide aux établissements français homologués de l’AEFE mais aussi de la Mission Laïque en leur permettant d’obtenir la garantie financière de l’État quand il s’agit de financer la création, le développement, l’amélioration ou la modernisation de leur établissement, exclusivement pour des usages scolaires.

Les dossiers sont instruits et, après homologation, sont présentés pour approbation. Une commission interministérielle présidée par un conseiller maître à la Cour des Comptes avalise le dossier.

Il y a deux modalités de prêts :

* En euros, c’est alors l’ANEFE qui emprunte

* En monnaie locale, l’État apporte sa garantie mais c’est l’établissement qui emprunte.

Les évolutions récentes montent un accroissement du montant des prêts (Zurich 40 M d’euros).

Il y a aujourd’hui 33 prêts directs pour environ 45 M d’euros et 23 prêts hors bilan (en monnaie locale) pour 120 M d’euros. 54 000 élèves sont concernés. 7 dossiers ont été acceptés en 2017 et le montant total des engagements est de 230 M d’euros et un cumul de 1,3 Mds euros depuis sa création.

Une matrice d’évaluation des risques de la DG Trésor prend en compte l’environnement et s’assure de ne pas mettre une association de parents d’élèves en risque ou redevable d’engagements qu’elle ne pourra pas tenir.

 

Pierre BUHLER, président de l’Institut français

L‘Institut Français est un établissement public en cotutelle du Ministère des Affaires Étrangères et de celui de la Culture. Il est au cœur de notre diplomatie d’influence. Ses deux grandes missions sont le développement de l’attractivité de la France par la culture et la langue et l’animation et le dialogue interculturel avec les autres langues et cultures. Il emploie 140 personnes à Paris et son budget est actuellement de 30 M d’euros mais il a connu une diminution de 25% en 5 ans… donc il faut rechercher des partenariats voire du mécénat pour financer ses projets. Il y a 98 Instituts Français de par le monde et 800 alliances Françaises qui dépendent de la Fondation alliance Française mais le Président, lors de son intervention devant les ambassadeurs a évoqué la mise en place d’une étude concernant un éventuel rapprochement entre ces deux établissements. Il veille à valoriser partout la création culturelle et artistique en s’appuyant sur les artistes, les auteurs, les cinéastes représentatifs de la diversité culturelle française tout en favorisant l’émergence des jeunes artistes.

L’Institut veut accompagner les nouvelles expressions de la pensée pour élargir le répertoire de la création en imaginant, par exemple, les Nuits de la Philosophie, la Nuit des idées. Autre activité importante l’année croisée avec la Colombie en 2017 ou la Croatie. En fait, il veut promouvoir nos industries culturelles et créatives à l’étranger pour gagner de nouveaux marchés. Une action phare pour 2017 sera la présence de la France, qui sera hôte d’honneur, á la Foire du livre de Francfort où 130 auteurs seront présents.  Il veille au développement de l’offre numérique culturelle, à la création digitale et au dialogue avec les autres cultures. L’Institut a créé des réseaux d’influence pour détecter les jeunes d’avenir comme le Lab. Citoyen, le Saphir Lab. Il met á disposition du public, via CULTURETHEQUE, des livres, des films en élargissant sans cesse son offre avec un ajout régulier de nouveaux titres. Cette plate-forme a attiré déjà plus d’1 million d’utilisateurs.

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